Nous partageons avec vous sur memo-rise, un nouveau témoignage après celui de Oum Maryam qui nous parlait de sa relation au Coran depuis sa conversion. C’est celui d’une sœur elle aussi convertie. AlhamduLillah c’est le site et donc le Coran qui a été la cause de notre rencontre et de notre rapprochement. Nous nous sommes trouvé de nombreuses similitudes dans nos vies et la plus grande est, sans aucun doute, notre attachement au Coran. Elle tient la page Twitter « Comprendre le Coran » et souhaite profondément aider la communauté à se rapprocher du Livre d’Allah comme nous le souhaitons ici. Je vous laisse découvrir le témoignage de cette sœur, que j’aime en Allah sans même l’avoir encore rencontrée physiquement, dont le parcours admirable est une source d’inspiration et de motivation.

“Comment j’ai réussi à faire du Livre d’Allah ma priorité”

par Zayneb Umm Adam

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, Nous Le louons et nous Lui demandons pardon. Et que les prières et le salut soient sur notre Messager d’Allah, sur sa famille ainsi que ses nobles compagnons.

Lorsque l’on débute dans la pratique de l’islam, nous sommes tels des chevaux fougueux, assoiffés de connaissance, portés par une motivation que l’on ne connaît, en vérité, que dans la jeunesse. Nous voulons tout atteindre rapidement mais sans sagesse, il n’y a pas de patience.

Et le Livre d’Allah demande cette patience.

Il faut d’abord étudier les sciences de la langue arabe, ceci prend plusieurs années.

Il faut accepter de se faire corriger la lecture et ceci demande humilité.

Il faut se pencher sur le Tafsir (explication, exégèse du livre d’Allah) et ceci avec rigueur et constance.

Ce sont des mots qui ne résonnaient pas dans ma jeunesse. Malgré ma pratique apparente, le cœur a fini par s’épuiser. Voici la raison pour laquelle j’ai passé des années devant mon Moushaf poussiéreux. Ouvert il l’était ! Mais qu’à une seule occasion dans l’année : le Ramadan.

Qu’Allah me pardonne ma grande négligence.

Je vivais dans les ténèbres sans même m’apercevoir qu’il y faisait sombre. Moi, la convertie à l’islam depuis 17 ans, originaire de sa petite île des caraïbes, je pensais avoir tout compris mais en réalité, il n’en était rien !

Si vous saviez le nombre de livres de sciences que j’ai lus, étudiés et parfois même mémorisés ?

Mettre la Parole des hommes aussi érudits soient-ils au-dessus de la Parole d’Allah c’est se tromper de voie. Ceci fait partie des plus grandes erreurs dans mon cheminement spirituel. Tant d’années, en pensant être proche mais en vérité loin de Mon Seigneur car trop éloignée de Son Livre.

Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours cherché la lumière mais cette lumière a pris place dans mon existence dès lors que j’ai donné priorité au Livre d’Allah .

Il n’existe de relation avec Allah que par le biais de Sa Parole. Nous ne Le voyons pas, nous ne L’entendons pas, que nous reste-t-il alors ? Si ce n’est Ses Signes et Ses Versets. Vivre sans le Livre d’Allah –سُبْحَانَهُ وَتَعَالَىٰ – , c’est comme s’éteindre un peu plus chaque jour.

J’ai alors parcouru un long chemin avant d’entamer la mémorisation du Coran. J’ai commencé par l’étude de la langue arabe en Égypte, il m’a fallu 2 ans ½ pour parvenir à prononcer un «ق» (qaf), un « ض » (Dad) et un « ع » (ayn) correctement !

Puis des années plus tard, Allah – Le très Haut – m’a permis de m’asseoir durant 5 ans dans Sa Sainte Mosquée : Le Masjid an Nabawy. L’amour et l’attachement au Livre d’Allah   s’est construit peu à peu pour ne laisser place qu’au désir ardent de l’ouvrir constamment.

J’ai fini par être diplômée en Coran et Tajweed, puis devenir traductrice de l’arabe au français à la Mosquée Prophétique et ceci jusqu’à présent wal hamdulilah.

Je ne m’étalerais pas plus que cela sur ce bout de ma vie, je préfère le garder pour moi et remercier Allah, un peu plus chaque jour, de tout ce qu’Il m’a offert et continue à m’offrir. À travers Sa Parole, j’ai appris à Le connaître, à L’aimer, à Le craindre, à espérer en Lui … Certes, ceci est Le Cadeau qui n’a pas de prix !

Je terminerais sur cela :

Notre existence ne peut trouver sens que dans l’établissement d’une relation forte et quotidienne avec le Livre d’Allah.

Le Livre d'Allah que l’on tient entre nos mains est un trésor inestimable Cliquez pour tweeter que l’on se doit d’honorer chaque jour tant qu’Allah nous donne ce souffle de vie.

Et Le placer au cœur de cette dounya, c’est mettre toutes les chances de son côté d’être parmi les plus aimés de Celui qui n’est autre que Notre Bien-aimé Allah – سُبْحَانَهُ وَتَعَالَىٰ – .

Ô combien je Le remercie de m’avoir guidée à l’islam et d’avoir fait du Coran, ma priorité, mon meilleur compagnon, mon soutien, mon espoir mais aussi ma joie.

Le prophète invoquait Allah – Le très Haut –  et lui demandait ceci :

« Ô Seigneur !Je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante, mon toupet est dans Ta main.

Ton jugement s’accomplit sur moi, Ton décret sur moi est juste.

Par les noms qui T’appartiennent avec lesquels Tu T’es nommé, ou que Tu as révélé dans Ton Livre ou que Tu as enseigné à l’une de Tes créatures, ou bien que Tu as gardé secret dans Ta science de l’inconnu, je Te demande de faire du Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la fin de mes soucis. »

اللَّهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ وَابْنُ أَمَتِكَ نَاصِيَتِي بِيَدِكَ مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ

عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ

أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ أَوْ

عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ أَوْ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ

أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْآنَ رَبِيعَ قَلْبِي وَنُورَ صَدْرِي وَجِلَاءَ حُزْنِي وَذَهَابَ هَمِّي

Pardonnez-moi si je n’ai pas su écrire plus, mais ce sont les seuls mots que j’ai trouvés pour décrire ce qui ne peut l’être en réalité.

سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ، أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلا أَنْتَ، أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ

Votre Sœur en Allah Zayneb Umm Adam.